Anatomie et physiologie
La source principale des larmes provient de la glande lacrymale située dans le toit de l’orbite du côté des tempes. Cette glande fonctionne principalement en réponse aux stimuli irritants, comme la fumée, le vent, les poussières, les oignons, etc. Les glandes lacrymales accessoires sont, elles, responsables de la sécrétion de base des larmes et du maintien de la lubrification continuelle des yeux.

Les larmes s’accumulent le long des paupières inférieures et sont drainées vers le coin interne des paupières inférieures et supérieures, par les canaux lacrymaux, dans les sacs lacrymaux. De là, les larmes sont acheminées vers le nez et la gorge. C’est pourquoi notre nez se bouche lorsque les yeux pleurent. C’est aussi la raison pour laquelle on peut sentir ou goûter un liquide lorsque des gouttes oculaires sont installées dans nos yeux.

Les problèmes des larmes
Les problèmes d’insuffisance de larmes résultent d’un dysfonctionnement d’une des deux glandes mentionnées ci-haut. Dans la plupart des cas, l’insuffisance lacrymale est due à une déficience des glandes accessoires de base.

Il existe un test simple, le test de Schirmer (du nom de son inventeur) qui consiste à placer de petits papiers filtres à l’intérieur des paupières du bas et à mesurer la quantité de larmes qui se rend à ces papiers filtres.

L’insuffisance de la fonction d’une ou l’autre des glandes apparaît lors de conditions variées, la plus commune étant la kératoconjonctivite sicca (kérato= cornée de l’oeil; conjonctivite= inflammation de la conjonctive de l’oeil; sicca= sèche) ou sèche.

Les principaux symptômes sont :

la sensation de brûlure aux yeux
les yeux rouges
la photophobie (sensibilité à la lumière)
la vue brouillée
beaucoup de sécrétions ou de mucus dans les yeux

Les problèmes associés aux larmes
Plusieurs individus ayant les « yeux secs » ont aussi une inflammation chronique et/ou une infection des bords des paupières. Les bords des paupières sont rouges et souvent une séborrhée (pellicules) est présente. De façon commune, une infection causée par les bactéries staphylocoques se retrouve. Si c’est le cas, des antibiotiques simples seront suggérés.

Les porteurs de lentilles de contact sentiront un inconfort s’ils ont les yeux secs. De plus, la qualité de l’air du milieu de travail sera un facteur majeur pour ces individus. Nombre de porteurs de lentilles sont incapables de les porter au travail.

De plus, la nature des tâches de travail affectera aussi ces individus. On sait, par exemple, qu’après 3 ou 4 heures de travail sur un terminal à écran cathodique, la fréquence de clignement peut diminuer de moitié! Cela n’est pas sans nuire aux individus qui ont déjà une condition d’insuffisance lacrymale…

Le traitement des yeux secs
Si votre optométriste a décelé chez vous un problème d’insuffisance des larmes, il est important de comprendre que certains médicaments tels les Valium, Librium, hormones pour les femmes, et les pilules anticonceptionnelles sont reconnus pour diminuer le débit des larmes. Si vous prenez un de ces médicaments, parlez-en à votre médecin de famille.

Le traitement de base de l’insuffisance lacrymale est l’utilisation de larmes artificielles. Ces gouttes servent à remplacer ou à augmenter la lubrification des yeux. Il existe plusieurs marques de commerce de larmes artificielles sur le marché telles que :

Isopto-TearsT
Liquifilm TearsT
Tears NaturaleT
HypotearsT
Tear DropsT
etc.

De plus, il existe d’autres préparations sous forme de gel ou onguent. Il est préférable de les utiliser au coucher pour les individus qui se sentent les yeux particulièrement secs, au lever et le matin. Ces préparations, utilisées durant le jour, vont brouiller la vision alors qu’elles se solubilisent dans les yeux.

On retrouve les gels sous le nom de :

Lacri-LubeT
Dura-TearsT
etc.

Toutes ces solutions ou onguents sont essentiellement non toxiques et plus ou moins inoffensifs lors de leur utilisation. Normalement, les individus doivent mettre leurs gouttes environ quatre fois par jour, mais parfois aussi fréquemment qu’une fois par heure. La fréquence de leur utilisation est aussi principalement déterminée par la présence ou l’absence des symptômes initiaux.

(Source : Association des Optométristes du Québec)